3) Traitement de l'empreinte

Suite au prélèvement de l’empreinte digitale par la police scientifique, il ne reste plus alors qu’à identifier à qui elle appartient. Pour cela on dispose de deux techniques : la première est celle de la comparaison  manuelle, qui consiste à comparer rapidement les minuties des différentes empreintes sans outils informatiques mais seulement avec une loupe. Cette technique est utilisée par la police scientifique par exemple lors d’une affaire criminelle, pour comparer les empreintes trouvées sur le lieu du crime avec celles des suspects. Cette méthode est beaucoup utilisée par la police d’une part pour son efficacité et d’autre part pour sa rapidité.

La deuxième technique, consiste à comparer et à trouver l’appartenance des différentes empreintes, sur ordinateur grâce à des logiciels spécifiques. Son utilisation est un peu plus complexe que la première méthode : après le prélèvement des empreintes (par exemple sur le lieu d’un crime), la police scientifique numérise les empreintes sur l’ordinateur grâce à un capteur et un convertisseur analogique-numérique.

Puis, une fois l'empreinte numérisée et convertie en une image numérique, la police scientifique effectue, grâce à des logiciels spécifiques, un traitement d’image, qui consiste à binariser l’image pour enlever les défauts et bien faire apparaitre les arêtes, les bifurcations et les minuties, puis une squelettisation qui consiste à rendre toutes les stries de la même épaisseur.


De la numérisation à la squelettisation

Ensuite, le logiciel extrait les différentes minuties (à l'aide d'algorithmes complexes) pour les comparer avec la base des données (le FAED: Fichier Automatisé des Empreintes Digitales, en France plus de 2 millions d'empreintes sont déjà archivées) où sont répertoriées les empreintes de tout individu ayant été condamné. Il suffit alors que l’empreinte découverte sur le lieu du crime ait 12 minuties en commun avec une autre empreinte répertoriée (appartenant à un individu ayant été condamné) pour pouvoir dire qu’elle appartient à celui ci. Cette technique est moins utilisée que la première du fait que tous les commissariats ne disposent pas de cette technologie moderne et très coûteuse. De plus, le plus souvent la police scientifique utilise la reconnaissance informatique lorsqu'elle n'a aucune piste et donc aucun suspect en vue.

 


Correspondance entre deux empreintes 

 

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