4) Résolution d'enquêtes connues grâce à l'ADN

Aujourd’hui grâce aux techniques d’identification par l’ADN, la police arrive à élucider d’anciennes enquêtes non résolues (comme l’affaire Stansbury) ou encore d’innocenter des personnes condamnées à tort (l’affaire Dupree, Massingill…).

L’affaire Robert Stansbury :

Dans un article paru récemment dans un journal américain, le chef de la police de Los Angeles annonce que des traces ADN appartenant à un certain Robert Stansbury le reliraient au meurtre de Barbara Hall, tuée il y a…36 ans. Le corps de la jeune femme, alors âgée de 29 ans, avait été retrouvé seulement une journée après sa disparition, et l’autopsie avait révélé des traces d’agression sexuelle et une mort par étranglement.
L’affaire non résolue a récemment été rouverte par les enquêteurs en charge des affaires non-classées afin d’appliquer les nouvelles technologies modernes, dont dispose aujourd’hui la police scientifique, pour exploiter les différents indices trouvés à l’époque. Les analyses ont été effectuées et ont révélées qu’il s’agit de Stansbury. Mais si les fichiers de la police ont pu remonter jusqu’à ce dernier, c’est tout simplement parce qu’il est bien connu des services (son ADN était fiché dans les fichiers de la police). Et pour cause, il a été condamné en 1985 pour le viol et le meurtre d’une fillette de 10 ans.
Stansbury est mort en prison à l’âge de 60 ans, en 2003.
Les proches de la victime ont donc pu faire lumière sur le meurtre de Barbara, mais n'ont pu rendre justice d'une certaine manière.
Les enquêteurs tentent, à présent, de déterminer s'il a pu faire d'autres victimes et permettre ainsi d'élucider d'autres meurtres non résolus.

L’affaire C.Dupree et A.Massingill :

Les faits datent de 1979 au Texas. Cornelius Dupree, un noir américain, et un collègue, Anthony Massingill, (lui aussi noir), sont accusés de l’enlèvement et du viol d'une femme, blanche, âgée de 26 ans. Rien ne collait dans le dossier, sauf un élément : la victime avait identifié ses agresseurs sur un album photo de la police. Convaincus de leur innocence, les deux hommes n’arrêteront pas de plaider leur cause en envoyant des demandes d’analyse ADN, les voyant toujours refusées, jusqu’au jour où un procureur accepta leur demande.
La police scientifique compara l’ADN des deux suspects avec celui retrouvé sur la victime mais ne découvrit aucune similitude. Ils en vinrent donc à la conclusion que Cornelius et Anthony n’avaient pas violer la femme.
Innocentés, les deux hommes sortent après 30 ans de prison (le 4 janvier 2011), avec une prime de 2 millions de dollars comme dédommagement... (80 000$ par années passées derrière les barreaux).
Depuis 2001, 41 détenus ont été blanchis par une analyse génétique (au Texas).


Cornelius Dupree innocenté grâce à des tests ADN après 30 ans d’emprisonnement

 

L’ADN est donc une preuve « quasiment » irréfutable (car fiable à 99.9%) qui permet en grande partie d’inculper les coupables, mais aussi dans d’autres de disculper les présumés coupables.

 


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